La prophétesse Catherine Théot

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Catherine Théot prophétesse au XVIIIème siècle

La prophétesse Catherine Théot naquit au début du XVIIIème siècle qui verra s’effondrer l’Ancien Régime torpillé par la Révolution de 1789. Né à Barenton, dans la Normandie en 1716, Catherine Théot ne laisse que peu de traces biographiques sur son enfance à la postérité. On sait que la jeune Catherine Théot déclare assez tôt percevoir des voix venues du ciel et s’astreint à des périodes de jeûnes plus longues que la majorité des religieuses de son entourage. On verra que sa notoriété véritable sera dû en réalité à son instrumentalisation par des opposants à Robespierre qui utilisèrent Catherine Théot pour jeter le discrédit sur cet homme porte-étendard de la fameuse « Déesse Raison ». Ce choc des croyances opposées résume admirablement bien ce siècle tiraillé entre croyances millénaires et renouveau de la pensée, réaction et progrès, croyances et réflexions.

Catherine Théot prophétesse : la révélation

C’est dans ce contexte, d’un siècle encore fourmillant de croyances en tous genres et porté de plus en pus par des idées neuves, que Catherine Théot écrira malgré elle un témoignage passionnant de ce siècle charnière. Employée comme servante au couvent des Miramionnes à Paris, elle finit à force d’abstinence tout azimut et de croyance indéfectible par tomber en pâmoison d’elle-même en quelque sorte, s’auto-proclamant nouvelle Eve ou Vierge en personne ! Répandant la nouvelle hors les murs du couvent à travers la capitale, Catherine Théot proclame sa soi-disant vraie identité et se constitue des adeptes qui seront rapidement embastillés. Pour sa part, elle est internée à l’hôpital de la Salpêtrière durant trois années. A sa sortie, elle se met à faire des prédictions chez une couturière – Madame Godefroid – en plus de son travail de servante et de secrétaire. Elle lit les tarots à ses adeptes et ne lésine pas sur la délivrance de prophéties.

L’instrumentalisation de la prophétesse Catherine Théot

Voyant dans l’événement de 1789 une autre révolution, celle des prémisses de l’avènement du règne divin, Catherine Théot va jusqu’à s’annoncer elle-même comme la future mère du Messie ! C’est dans ce contexte fameux, que le destin de Catherine Théot lui échappa et signera sa relative célébrité. En effet, elle fut mise au centre de ce qui allait devenir l’affaire Robespierre : instrumentalisée par de fervents opposants à l’homme fort de la Révolution, Catherine Théot échappera finalement à la sentence suprême. L’Histoire l’oubliera un peu, mais restera ce complot qui voulut faire croire à des liens étroits entre les activités occultes de Catherine Théot et des révolutionnaires haut placés. Robespierre n’avait pas été cité à l’époque dans le fameux rapport brandi à la tribune de la Convention par le député Vadier, membre du comité de Sûreté générale, mais cela ne trompa personne.

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